Eging : ciblez seiches ou calamars !

Quand on pêche en eging avec une turlutte, il est possible de rechercher spécifiquement les seiches OU les calamars.

Il est possible de rechercher spécifiquement les seiches OU les calamars

D’origine japonaise, le terme Eging définit la pêche des céphalopodes en général. Mais quand on parle de céphalopodes, ce mot désigne de nombreux mollusques (plus de 800 espèces !) Et selon qu’on recherche les seiches ou les calamars, les stratégies pour les pêcher en eging seront différentes. En effet, le biotope que ces deux céphalopodes affectionnent ainsi que leurs modes de chasses sont bien distincts.

 

La seiche

Seiche à l'Aurie Q RS Yo-Zuri

La seiche (Sepia officinalis) est aussi nommé selon les régions morgate (Manche), casseron (bassin d’Arcachon), chakod (Bretagne) ou encore supion (Méditerranée). Ce céphalopode est présent sur toutes les côtes françaises. Le corps présente un profil ovoïde presque rond avec 8 tentacules assez courts et 2 bras rétractiles. Le corps sans tentacules (de même longueur que le corps) mesure de 15 à 30 cm en moyenne avec des spécimens pouvant atteindre les 45 cm. La seiche est assez côtière, vit prés du substrat et s’avère plutôt solitaire.

 

Le calamar

Calamar pris à la Pata Pata Q Slow

Le calamar (Loligo vulgaris) ou calmar est également nommés encornet, chipiron (pays basque) ou supion (Méditerranée). Ce céphalopode est présent sur toutes les côtes françaises. Le corps est de forme fuselée et allongée avec 8 longs tentacules de 2 bras rétractiles. La longueur de son manteau (ou tube) sans les tentacules atteint en moyenne 40 cm pour les femelles et 70 cm pour les mâles. Pouvant vivre jusqu’à plus de 400 m, cette espèce a un comportement pélagique (nage en pleine eau) et vit en bancs.

 

Calamar VS Seiche : des zones de tenue différentes !

Colin et un calamar pris avec une Aurie-Q RS Yo-Zuri # 2.0

Quand vous pêchez en eging avec une turlutte, il faut bien comprendre que seiches et calamars ne seront pas recherchés dans les mêmes couches d’eau. Ainsi, la seiche vit la plupart du temps posé sur le substrat ou à sa proximité immédiate. De son coté, le calamar évolue principalement en pleine eau. De façon générale, vous pouvez donc cibler chacun de ces céphalopodes en maniant votre egi squid dans la bonne strate d’eau. Ainsi, lors de votre animation en bichi bachi, la seiche sera ainsi recherchée très prés du fond alors que le calamar sera pêché plus haut dans les couches d’eau. Le maniement sera donc de plus faible amplitude pour la seiche et les pauses sur le fond seront bien plus longues. De même, alors que le calamar ne revient prés du bord qu’à la faveur de l’obscurité, les seiches restent à la côte même durant la journée. Et même si celles-ci sont plus actives de nuit, il est donc  possible de les pêcher en plein jour.

 

Eging : visez les seiches !

La pêche de la seiche en bichi bachi peut être très productive

En eging, les seiches seront principalement recherchées sur le fond. Nous vous conseillons des turlutte de dernière génération (egi squids) telles que la Pata Pata ou l’Aurie Q RS Yo-Zuri qui se manient par jerks en 3D. Les seiches sont en effet attirées par les mouvements rapides sur de courtes distances. En taille # 3.0, leur vitesse de descente de 3 s par mètre vous permettra une animation assez rapide et très prés du fond. N’hésitez pas à bien laisser l’egi squid couler jusqu’au substrat et à attendre plusieurs secondes avant de nouveaux jerks. Il est fréquent que les seiches attaquent la turlutte quand elle est posée sur le fond.

 

Les seiches seront principalement recherchées prés du fond

Les seiches apprécient particulièrement les substrats sablo-vaseux, les roches et les herbiers.  Une bonne stratégie en eging est de les rechercher dans des taches sableuses à proximité de roches ou de tapis d’herbes. Si elles sont bien présentes dans les herbiers ou sur les roches, pêcher ces taches claires limitera de façon considérable les risques d’accrochages – d’autant plus lorsqu’on pêche prés du fond avec des pauses longues ! Une autre tactique sera de privilégier les infrastructures portuaires aux fonds  » propres  » (digues rocheuses, quais bétonnés, etc.) Attention néanmoins aux réglementations locales car la pêche n’y est pas toujours tolérée.

 Nage en walking the dog d’une egi

Quand elles sont inactives, les seiches sont souvent posées au fond afin de mieux se camoufler. Une bonne tactique quand on pêche avec une égi squid pouvant être maniée par jerks est alors de « teaser » les seiches afin de les mettre en activité. Sur un secteur spécifique, il est tout d’abord possible de manier la turlutte canne basse en walking the dog dans une même couche d’eau comme vous le feriez avec un jerkbait. Vous pouvez aussi effectuer un maniement en bichi bachi assez rapide dans les couches supérieures. Étant très sensibles aux brusques changements de direction, les seiches sont alors attirées par cette agitation et se rapprochent. Une fois qu’elles se sont levés du substrat et qu’elles sont en chasse, il suffit alors d’effectuer une animation plus classique en bichi bachi pour littéralement les « cueillir » les unes après les autres car il est alors très facile de les capturer. Ce maniement sera alors plus lent et à proximité du fond.

Seiche à la Pata Pata Yo-Zuri

Comme nous vous le signalions, il est aussi possible de pêcher à vue les seiches en eging de manière opportuniste – même en plein jour. Elles sont néanmoins bien plus actives de nuit et on en voit fréquemment dans les zones portuaires éclairées. Du haut des quais, il n’est d’ailleurs pas rare d’en faire quand on en a repérées. Immobiles, elles peuvent être partiellement recouvertes par une fine couche de sédiment léger (sable fin) – ce qui les rend difficiles à voir. Mais quand elles sont actives et se déplacent, il est alors facile de les pêcher à vue une fois qu’on les a localisées. Elles peuvent néanmoins être parfois très difficiles – surtout quand les eaux sont cristallines. Une bonne solution est alors de descendre en taille de turlutte. Nous vous conseillons ainsi les Pata Pata Q # 2.5 ou à les Aurie Q RS Yo-Zuri # 2.0 – voire # 1.6. Sachez ainsi que les seiches adorent ces petites turluttes dans les teintes vertes (SLMA) ou encore les nuances plus réalistes comme les coloris maquereau (KVSM) et seiche (KVOA).

Belle seiche prise sur le fond à l''Aurie Q RS Yo-Zuri par Vincent

 

Eging : ciblez les calamars !

Calamar pris avec une Aurie-Q RS Yo-Zuri # 2.0 coloris maquereau

De leur coté, les calamars nagent dans toutes les couches d’eau, de la pellicule de surface jusqu’au fond. Avec des égis squids telles que la Pata Pata ou l’Aurie Q RS Yo-Zuri, un maniement en bichi bachi par double ou triple jerks de très forte amplitude permettra de prospecter une grande épaisseur d’eau. Grâce aux larges embardées en 3 dimensions de ces turluttes dans cette succession de montées et de descentes contrôlées, vous pouvez ainsi couvrir une strate de 2 à 3 m.

Aurie-Q RS Yo-Zuri : une turlutte parfaite pour le bichi bachi !

Aurie Q Long Cast Yo-Zuri

 

En eging, vous noterez que les calamars venant du large pour venir chasser en côte à la faveur de l’obscurité, il sera nécessaire de les rechercher très loin du bord en début de soirée. Pour les pêches au crépuscule, une Aurie Q Long Cast Yo-Zuri vous permettra alors d’atteindre de très grandes distances de lancer.

 

Quand les calamars sont bien en côte, nous vous recommandons également d’utiliser la technique du « count down » avec une animation de faible amplitude. Vous devez ici tenir compte de la vitesse de descente de votre Pata Pata Q ou de votre Aurie Q RS Yo-Zuri (ex : 3s / m pour une taille # 3.0).

animation de faible amplitude en bichi bachi

Si vous commencez à récupérer par jerk au bout de 3 secondes (ce qui équivaut à un mètre environ), il vous suffit de rajouter 3 secondes supplémentaires après l’impact avec l’eau à chaque lancer. Continuez jusqu’à atteindre finalement le fond. Vous serez ainsi certain d’avoir prospecté toutes les couches d’eau. Ces céphalopodes évoluant en bancs, il suffit de retourner à la même profondeur dés la première prise pour enchainer facilement les calamars.

La technique du « count down » est trés efficace sur les calamars !

Dans les zones bien éclairées (ex : sous les lampadaires d’un port) et avec une eau translucide, il n’est pas rare que les calamars se situent dans les couches supérieures. Il est même parfois possible d’entendre leur siphon expulser de l’eau à la surface ! Une turlutte classique traverse alors trop rapidement cette strate pour avoir le temps d’être interceptée. Nous vous recommandons alors d’utiliser la Pata Pata-Q Slow Yo-Zuri.

Pata Pata-Q Slow Yo-Zuri

Les nageoires en silicone de la Pata Pata-Q Slow Yo-Zuri sont élargies

 

Grâce à ses très larges nageoires latérales en silicone et sa plus faible densité dans l’eau, cette egi squid a été spécifiquement conçu pour couler à très faible vitesse (5,5 sec / m). Ces nageoires possèdent même une fente afin d’augmenter encore plus les vibrations attractives lors de l’animation.

 

 

Pata Pata Slow Yo-Zuri Pata Pata Slow Yo-Zuri

Le temps de pause de la Pata Pata-Q Slow avant de redescendre est plus longMême l’intervalle après le jerk avant qu’elle ne redescende est plus long, la faisant presque planer à l’horizontale avant de recouler doucement. Nommée « Charm pause » par les spécialistes nippons, cette étape très attractive qui dure normalement 0.30 s avec une egi classique prend 0.46 s avec la Pata Pata Q Slow. En effectuant un maniement en bichi bachi plus lent (phases d’attente plus longues lors des pauses), vous pouvez ainsi prospecter les couches d’eau prés de la surface de façon beaucoup plus efficace !

Cette vitesse de coulée réduite est également un avantage certain lorsque les calamars sont difficiles.

Calamar pris à la Pata Pata Q Slow

Pour rappel, la Pata Pata-Q Slow Yo-Zuri est facilement reconnaissable d’un seul coup d’œil dans votre boite grâce à son œil jaune alors que la Pata Pata-Q originale possède un œil rouge et la Pata Pata-Q Rattle présente un œil vert. Le top pour identifier en un instant le modèle correspondant au mieux à la situation rencontrée.

La Pata Pata Q originale : œil rouge

 

 

La Pata Pata Q originale : œil rouge

 

 

 

La Pata Pata Q Rattle : œil vert

 

 

La Pata Pata Q Rattle : œil vert

 

 

 

La Pata Pata Q Slow : œil jaune

 

 

La Pata Pata Q Slow : œil jaune

 

 

 

Dans les mêmes situations, il sera également conseillé de descendre en taille d’égis. Ainsi, passer à une Pata Pata Q # 2.5 ou à une Aurie Q RS Yo-Zuri # 2.0 – voire # 1.6 vous permettra d’avoir une vitesse de descente plus longue. Une Pata Pata Q # 2.5 coule ainsi à 5 s / m. L’autre avantage est de pouvoir déclencher les touches lorsque les céphalopodes sont focalisés sur du poisson fourrage de petite taille – ce qui est plus fréquent qu’on ne le croit ! De même, descendre en taille d’egi (technique du downsizing) permet bien souvent de décider les calamars les plus méfiants. Les tailles # 2,5 à # 2.0 – voire # 1.6 seront ainsi conseillées dans les zones très éclairées (ex : lampadaire de ports) et par eaux translucides. Sachez qu’il est même possible de pêcher du calamar en plein jour bien avant le crépuscule où lorsque l’aube est déjà levée avec ces mini égis.

 Colin et un calamar pris avec une Aurie-Q RS Yo-Zuri # 2.0

 

Pêche en eging : calamar VS Seiche !

Pata Pata Q Yo-Zuri

Si ces indications de zones de tenue des calamars et des seiches peut être précieux pour cibler chacune de ces espèces, les surprises sont toujours possibles en eging. Ainsi, des seiches très actives peuvent monter très haut dans les couches d’eau pour chasser. Inversement, les calamars sont capables de manger très prés du fond – surtout par nuit très noire (ex : absence de lune ou d’éclairages). Comme toujours en pêche, la faculté du pêcheur à s’adapter aux conditions rencontrées grâce à ses connaissances lui permettra souvent de faire la différence sur le terrain.

Seiche prise avec une Aurie Q RS Yo-Zuri