Espagne : Jamais 2 sans 3 !

Hé oui troisième séjour en Espagne pour Colin et moi. Fans de ce super coin d’Espagne, nous avons fait un nouveau séjour de 2 semaines en Extremadura début mai. Nous sommes partis plus tard que l’an passé (article à relire ici) dans l’espoir d’avoir une meilleure météo et surtout des barbeaux plus actifs afin de pouvoir notamment les tenter à la mouche.

Pour ne pas changer, c’est sous une forte pluie que nous arrivons… Mais on commence à avoir l’habitude donc ça ne nous empêche pas de vite décharger la voiture pour filer tenter les brochets d’Orellana. Le vent soufflera très fort tout l’après-midi avec de temps en temps de bonnes averses, une mise en bouche compliquée mais nous ferons quand même 6 brochets chacun. Je prends le 1er poisson du séjour au Swim fish mais ensuite ce sont les PN qui vont assurer la pêche.

Prise au Swim Fish

Le leurre du jour (et du séjour…) sera le Yo-zuri Crystal Laser en 13 cm, imitant le flash brillant des ablettes à la perfection : nous nous passerons le seul modèle que nous ayons après chaque prise.

Prise au Yo-zuri Crystal Laser

Prise au Yo-zuri Crystal Laser

Coco fera quelques poissons au 3D Minnow mais je pense qu’il nous aurait fallu le modèle coloris « dos bleu » pour concurrencer le Crystal Laser.

Prise au 3D Minnow

Une première journée sympa malgré la pluie, la bonne nouvelle c’est qu’elle ne devrait pas durer.

Le lendemain c’est sous un grand ciel bleu que nous partons traquer les bass. Malheureusement le niveau d’eau est très bas et les spots de l’an passé sont au sec. En plus, jour férié oblige, nous ne sommes pas seuls et les bonnes zones sont occupées par des float-tube. Nous en profitons pour explorer des coins que nous n’avions pas pêché l’an passé. Nous ferons beaucoup de petits bass mais les gros se feront désirer. Coco, qui ratisse rapidement avec un Zara puppy Spook, fait enfin un poisson correct.

Prise au Zara Puppy Spook

Peu après avec le même leurre je prends une méga attaque au pied d’un tronc d’arbre, gros combat avec de belles chandelles mais arrivé à mes pieds il se décroche ! Raaah les boules, il faisait plus de 50 celui là…

Je me console avec son petit frère

Prise au Zara Puppy Spook

Le coucher de soleil active un peu les poissons et on prend quelques belles attaques le long des herbiers

Bass pris au Zara Puppy Spook

Nous ferons encore quelques journées axées bass mais c’est pas la folie. En fait, sur certains coins, la plupart des bass que nous voyons sont en train de garder leurs boules de petits alevins. Evidemment nous les laissons tranquilles mais cela fait que seuls les petits bass sont actifs, les grosses femelles étant invisibles, sans doute peu actives plus profond.

Prise d'un bass

Prise d'un bass

Le Ribster 3″  nous rapportera beaucoup de poisson. Nous en avons toujours un, monté en waky avec un petit insert en plomb dans la tête. Cette canne de « rattrapage » permet de vite lancer le leurre si un bass a suivi ou s’il a été manqué au PN. En général sur un poisson actif le Ribster en classique coloris watermelon essuie rarement un refus.

Bass pris avec un Ribster 3"

Même utilisation avec le Fin’s fish de 2,5 pouces, terrible quand il y a du petit fourrage dans les environs.

Bass pris au Fin's fish

Bass pris au Fin's fish

Au stick Coco fera 2 beaux poissons coup sur coup, 49 et 52 cm !

Bass 49cm

Bass 52cm

De mon côté je persévère à la mouche et serai récompensé par un poisson correct, pris à vue sur un streamer vert.

Bass pris à la mouche sur un Streamer Vert

Relaché

Quand rien ne monte en surface, que les berges sont vides et que l’on ne sait plus trop quoi mettre, un crank 3DS SR ou SSR permet de ratisser large et on arrive à décider des poissons invisibles.

Bass pris au Crank 3DS SR ou SSR

Nous profiterons de ce manque d’activité des bass pour découvrir de nouveaux coins et passer du temps à chercher un des poissons qui a motivé notre voyage, le barbeau. En fait on devrait d’ailleurs plutôt dire LES barbeaux car nous prendrons au moins 2 espèces différentes (et 1 hybride): le comizo et le short-head. Le lac de La Serena est notre préféré pour les traquer. L’eau y est très claire et il possède de grandes plages peu profondes ainsi que pas mal d’arbres immergés, des spots qu’adorent les nombreux barbeaux du lac. On y trouve aussi énormément de petites carpes ainsi que des bancs de carassins.

Nous avons privilégié les jours ensoleillés afin d’avoir le maximum de visuel mais bien souvent le vent nous a gêné et nous avons du faire pas mal de route pour trouver des zones abritées. J’ai principalement pêché à la mouche et je me suis régalé ! On voit beaucoup de poissons, on prend un nombre incroyable de refus (surtout de la part des short-head et des carpes) mais quand on en pique un le combat est dément, le backing sort à tout les coups !

Mon 1er comizo à la mouche !

1er comizo pris à la mouche !

Un joli short-head pour coco, en sèche qui plus est !

Short-Head

Carassin « on fly », j’en raterai même plusieurs sur des sèches ! 

Combat sur un « flat » de La Serena

Les petites carpes combattent fort et prennent les sèches

Mais elles mordent aussi sur un petit popper animé lentement !

Tout comme les comizo qui tapent sacrement fort quand ils attaquent en surface et tordent les hameçons avec une étonnante facilité

Nous en prendrons aussi quelques uns à vue au ls et au pn

Vraiment des pêches plaisantes où tout se fait à vue. Les combats sont vraiment sympas, sauf quand il y a des arbres ou des murs de pierres sous l’eau !

Nous ferons pas mal de prospection en profitant de nos float-tubes. Nous avons pêché un après-midi dans le Guadiana, la rivière est superbe mais les bass seront peu nombreux. J’en fais seulement 2, le plus gros à suivi le Zara sur plusieurs mètres avant de faire demi tour, ma canne de sauvetage était prête et une fois de plus le Ribster 3″ a fait le job 😉

Par contre nous verrons un nombre de carpes hallucinant avec de belles mémères. Coco en décroche une au Ribster, faut dire qu’avec sa petit canne  Matagi TR74 il n’avait pas des masses de répondant…

Au pied d’un arbre je prends une grosse cartouche au posé de mon jig mais au ferrage je me rends compte que ce n’est pas un bass qui a mordu sur mon Baby Boo Jig avec sa Craw Chunk. Gros combat dans les branches et c’est une commune de 70 cm que je hisse dans mon float.

Du coup, je change d’approche et décide de rechercher plus particulièrement les carpes. Je monte une Craw Chunk coloris « Craw Dad » en texan et tente d’attaquer les carpes à vue. Derrière un cailloux une belle me descend dessus, je suis à 3/4m d’elle mais elle ne semble pas m’avoir capté, la craw file vers le fond sur sa trajectoire et la carpe fonce dessus, quelques micro animation et je vois sa bouche s’ouvrir : PENDU ! Le départ est immédiat et je dois rapidement aller sortir ma tresse des roseaux dans la berge en face. Mais elle est toujours au bout et après avoir descendu 300m avec elle je peux enfin l’attraper. Une magnifique commune de 82 cm, un beau coup de ligne à vue au ls !

Dommage nous n’aurons pas l’occasion d’y retourner mais une pêche à la carpe s’imposera ici lors de notre prochain séjour.

Un lac que nous n’avions pas encore visité nous apportera lui aussi quelques poissons, comme ce bec qui a attaqué 2 fois le Zara Puppy Spook dans 50 cm d’eau à quelques mètres du bord, je vous raconte pas l’arrêt cardiaque !

Potentiel broc intéressant dans ce lac car nous en ferons plusieurs, à la Craw Chunk et au 3DB Squarelip Minnow YO-Zuri notamment

Et c’est ici que Colin fera le plus gros du séjour, un 80 cm pris sur sa canne à bass en 22/100 !

Beaucoup de petites carpes ici aussi, nous en ferons quelques unes après avoir jeté une poignée de maïs ou bien en leurs mettant le chapelet de graines jaune sous le nez.

Nous tenterons les big brochets en float à La Serena sur 2 sorties mais nous n’en ferons aucun. Je décroche un poisson sans doute mêtré et j’en ai tenu un plusieurs minutes sur ma petite spinning en 22/100 alors que je cherchais les channel catfish en verticale. Combat de fou dans les arbres avec un énorme poisson que j’ai réussi à extraire de son arbre 3 fois mais impossible de l’empêcher d’y retourner. Avec Coco nous en aurons chacun un suivi par des masta poutres de plus d’1.10 m mais ceux-là seront les seuls que nous verrons. Dur-dur ce lac mais au moins quand ça mord tu sais que c’est maillé ! Je suis pas trop dépaysé car ça me rappelle beaucoup le Lac Léman.

Du coup histoire de faire quand même du broc nous ferons le reste des sorties sur Orellana, les poissons sont plus nombreux mais bien sur plus petits. Je réalise enfin mon rêve de brochets à la mouche, d’ailleurs les dernières sorties nous ne pêcherons qu’a ça.

Nous prendrons énormément de plaisir car dans ces eaux claires nous voyons la plupart des attaques sur nos streamers, nous nous payons même le luxe d’attaquer des poissons à vue dans les herbiers, sensations garanties !

Pour la dernière journée le temps est bien pourri (très fort vent et grosses averses) donc nous décidons de faire une session feeder à La Serena, l’objectif inavoué étant de faire au moins un channel catfish. C’est pas que ce poisson super moche m’attire mais j’adore découvrir de nouvelles espèces et celle-ci je ne l’ai pas encore à mon palmarès. Nous nous installons dans une baie sur les indications de Justo, un guide local que nous avions rencontré l’an passé et avec qui notre auberge travaille. Les premières touches mettront un peu de temps à arriver mais ensuite nous aurons régulièrement des départs avec même des doublés. Par contre nous ne ferons rien d’autre que des carassins et des carpes, les barbeaux et les poissons chats n’ayant sans doute pas aimé la brusque baisse de température.

Montage tout simple: un feeder attaché à un anti-tangle venant buter sur un émerillon rolling, un bas de ligne en 18/100 de 50/60 cm terminé par un hameçon de 6 avec un cheveu. 

Une chouette session qui clôture un séjour plutôt réussi. Une fois encore très mitigé au niveau de la météo comme de la pêche. Nous n’avons pas battu de records ni fait de « cartons » mais nos prospections ont été intéressantes et nous ne nous sommes pas ennuyé ! Ce qui m’a le plus plû, c’est que nous avons eu une pêche de qualité avec la majorité des captures faites à vue. Moi qui voulais axer ce séjour sur la mouche j’ai dépassé mes attentes avec la prise de carpes/barbeaux/carassins/bass et brochets. A part ajouter un poisson chat au palmarès ça va être dur de faire mieux la prochaine fois ! Encore une fois nous avons adoré la pêche dans ces grands espaces avec des spots tellement différents qu’une vie ne suffirait pas pour tous les apprivoiser. Une région magnifique et sauvage où vous croisez plus de moutons que de pêcheurs, sans compter un nombre hallucinant d’oiseaux de toutes les couleurs qui se laissent parfois gentiment photographier

Bref vous l’aurez compris nous reviendrons, en espérant que cette stupide loi sur l’éradication des espèces invasives ne voit jamais le jour. Si un séjour vous tente mais que vous n’avez pas le temps/l’envie de tout gérer, n’hésiter pas à contacter Justo (http://extremadurapredatorfishing.blogspot.fr/2017/ ). Un local au top qui connait beaucoup des secrets de cette région et pas seulement pour les bass ou les brochets.

Bonus : si vous voulez voir les images animées des histoires que je viens de vous raconter (et plus encore…), je vous invite à visionner cette (longue !) vidéo réalisé lors de ce séjour, enjoy !

 

Et à bientôt pour un prochain trip 😉

27/06/2017 | Publié par Etienne Goletto dans ACTUALITE, SORTIE PECHE, VIDEOS