La coregonite

J’ai chopé ce virus en arrivant en Haute-Savoie il y a 3 ans, et j’ai l’impression que mon cas s’aggrave de plus en plus !

Cette maladie rencontrée essentiellement dans l’Est de la France est facile à diagnostiquer. Elle se déclare en 2 phases:

-Après une incubation d’octobre à janvier, la maladie se déclare. Vous commencez à passer des soirées à monter frénétiquement des lignes à l’aide de mouches que vous venez de réaliser sur votre étau. Ce n’est que lorsque vous avez les yeux qui piquent et vos plioirs remplis de gambes de toutes tailles et couleurs que la crise se calme.

-Ensuite, dans la région Lemanique la deuxième phase arrive début janvier. La fièvre commence et malgré des températures glaciales, de la pluie/neige ou du brouillard, vous partez quand même sur l’eau !

DSC03246

DSC04039

Vos yeux convulses, passant tour à tour du sondeur au scion, votre bras commence à se tétaniser dans l’attente de la fameuse touche. Vos sens exacerbés par la fièvre, vous parvenez à ferrer même le plus infime tremblement de scion. Ca y est vous êtes définitivement atteint ! plus votre frein chante et plus vous en voulez d’autres, seul moyen de vous calmer, il vous faut votre dose !

DSC04036

DSC04042

DSC04054

Personnellement mon cas est incurable, pendant cette période de l’année j’ai le bonnet collé sur la tête, les yeux rouges et le ferrage facile. Seul une remonté des températures me fait tomber la fièvre, mais souvent je chope une Pikeiose tout de suite derrière, m’obligeant à suivre un fort traitement aux shads et aux jerks…

Bon courage et bonne convalescence à tous 😉

 

Étiquettes : , , , ,
14/02/2016 | Publié par Etienne Goletto dans ACTUALITE, SORTIE PECHE