Escapade à Madagascar 2020

Voilà des mois que nous avions commencé à organiser notre séjour à Madagascar. En fait au retour du même endroit, il y a deux ans, nous savions que l’on reviendrait. Et oui, une fois qu’on y a goûté, on en veut encore !

Retrouvez le récit de notre voyage à Madagascar en 2018 :

Sortie Pêche Exotique à Madagascar – 2018

 

Retour prévu à Madiro Kitamby à Madagascar en 2020 donc, – en espérant ne pas se prendre de cyclone. Nous sommes 4 : Charles, un ami corse qui est  surtout pêcheur en kayak et qui ne connait pas la pêche exotique. Olivier qui était là il y a deux ans et mon petit frère Colin. 

Le matériel est sensiblement le même qu’il y a deux ans.

 

Pour un tel voyage, le matériel est préparé avec soin !

 

Plusieurs Bull pop 150 et 200mm car ils avaient très bien marché à Madagascar et pas mal de leurres plus petits pour pêcher en 50lb. 3D Popper  en 120mm et le nouveau 3DB Pencil 125mm notamment. Evidemment pas mal de jigs aussi : Metal spotJidai et des Funa pour le slow jigging.

Tresses Yo-zuri SuperBraid8x dans la plupart des moulins. Bas de ligne en nylon Asso Triple force pour les gros diamètre et fluoro Big catch pour le 50lb et moins.

Le départ à Madagascar est prévu pour le 4 mars, un virus virulent commence à faire parler de lui mais pour le moment pas de restrictions au niveau des voyages. On croise les doigts… Avec Charles, nous devons rejoindre le continent mais une grosse tempête est annoncée le jour de notre départ. On stresse un peu car si on loupe le bateau, c’est cuit. Le prochain arrivera au mieux le 5 ! Finalement notre embarquement est avancé de 2 jours et nous arrivons donc bien en avance. Au moins on a le temps de faire les bagages pour Madagascar !

Toutes les cannes rentreront dans le Sportube et avec les 2 x 23 kg de bagages par passager autorisé par Air Mada nous n’aurons pas de suppléments à payer.

Les avions sont à l’heure et nous arrivons à Diego à Madagascar comme prévu le jeudi 5 au matin. Il fait beau et chaud ! On troque les pantalons contre des maillots et des shorts et on sort les tongs. David le gérant du camp à Madagascar et un chauffeur sont là pour nous récupérer. Retrouvailles comme si l’on s’était quitté hier ! Mais plusieurs heures de pistes nous attendent. Nous chargeons donc rapidement le 4×4. La route nous offre le meilleur et le pire de Madagascar. L’odeur de la terre et de la végétation, – celle de la décharge aussi ! Charles était averti que le pays est l’un des plus pauvres de la planète mais ça lui a quand même fait un choc. Dur en effet de voir ces gamins suer à casser des cailloux et de penser que nous venons de dépenser plusieurs milliers d’euros pour pêcher des poissons et les remettre à l’eau…

Nous arrivons finalement à la fin de notre route.

 

Parc national Nosy Hara

 

Encore un peu de bateau et ça y est : le camp est en vue. J’ai l’impression de revenir à Madagascar après juste quelques jours d’absence. Rien n’a changé et le coin est toujours aussi beau. Histoire de ne pas être déboussolé chacun retrouve la même case qu’il y a deux ans. Le serpent qui crèche pas loin de la mienne est d’ailleurs toujours là ! Par contre pas de trace de la grosse araignée de la poutre de droite…

 

Serpent vivant prés de la case d'Etienne !

 

On s’installe tranquillement et les bagages sont déballés. Rien à signaler : toutes les cannes sont entières. Direction : le restaurant. Etiennette a bonne mémoire et se souvient qui est Etienne et qui est Colin (on se ressemble pas mal !). Premier déjeuner et Charles n’en revient pas de la cuisine proposée. Lui qui espérait pouvoir peut-être perdre quelques kilos à Madagascar , ça s’annonce difficile ! Le saladier de crabe y passe mais nous ne traînons pas : l’envie de jeter une ligne dans l’océan Indien est trop forte ! Nous partons à droite du camp pour prospecter les pointes de roches et les plages que nous avions aussi pêchées il y a deux ans. Sur la plus grande plage, j’avais réussi à prendre des calamars en jerkant un L-minnow. Cette année, on a pensé aux turluttes et j’espère bien pouvoir ramener quelques calamars à Etiennette. Mais l’eau est un peu sale et nous n’en verrons pas. On s’amuse avec les petits mérous, capitaines et barracuda. Le cadre est fabuleux et l’eau très chaude. Olivier se baladera avec un masque au milieu des tortues et des petits poissons de récifs. Le soir l’orage gronde et comme souvent à cette période une grosse averse tombe peu après notre retour au camp. Repas du soir, douche à coup de seaux d’eau et chacun retrouve son lit avec bonheur, histoire de récupérer de la nuit dans l’avion.

Décalage oblige à Madagascar je suis debout à 3h du matin. J’en profite pour faire des noeuds FG (10 quand même !) et organiser les boites de leurres. Vers 5h tout le monde se lève, petit déjeuner (mmmhh les beignets de bananes qu’est-ce que c’est bon !) et nous chargeons le bateau. Le ciel est menaçant et le tonnerre gronde au dessus des terres. David n’est pas sorti depuis une semaine mais lors ses dernières sessions ses clients s’étaient bien amusés sur les chasses de carangues voyageuses. Nous choisissons donc de partir en quête de chasses, bien conscients que c’est du tout ou rien. Après avoir passé les zones habituellement fréquentées sans rien apercevoir, nous ne nous attardons pas plus et partons jigger plus au large. Chacun prend ses marques sur le bateau, 2 devant et 2 derrière. Après quelques dérives je prends une belle touche sur un Funa 80gr , le combat se passe bizarrement sur la fin, et pour cause ! 3 petits requins poursuivent mon poisson qui en sera quitte pour un steak ! En forçant un peu, j’amène rapidement ma prise qui s’avère être un thon à dents de chien. Mon premier ! Je suis ravi car en 2018 à Madagascar, aucun de nous n’en avait pris.

 

Un poisson qui a rencontré un "taxman"!

 

Nous refaisons quelques dérives, Colin décroche un gros poisson pas loin du bateau, peut être son thon à dents de chien ? Charles ne pourra stopper un gros mérou qui s’est réfugié dans le corail. Quelques petits mérous et capitaines, un poisson poulet, –  mais a part ça pas grand chose. Le mauvais temps et le vent qui s’est bien levé nous empêchant de jigger correctement, nous retournons sur la zone des chasses pour voir s’il y a de l’activité. Nous voyons plusieurs chasses mais très rapides, – à peine le temps de s’en approcher qu’elles sondent ! Je décroche 2 carangues et Olivier en sort une mais ça sera tout.

Nous essayons un peu de lancer et c’est Olivier qui a enfin une belle touche au Bull pop Mais malheureusement ce n’est pas la carangue espérée mais un requin qui s’est emparé du leurre. Toujours une grosse galère à décrocher les requins…

 

grosse galère à décrocher les requins !

 

Dégorgeoir pistolet indispensable !

 

grosse galère à décrocher les requins !

 

Retour au camp après cette première journée peu productive. Mais le séjour  à Madagascar ne fait que commencer, donc pas d’inquiétude. Le carpaccio de thon au dîner fût fameux !

Le lendemain nous partons en direction du cap d’Ambre. Au programme pêche de la côte aux gros leurres et plus proche du récif en 50lb si rien ne se passe. La houle est forte et ce n’est pas facile d’animer tout en restant bien stable dans le bateau. Olivier mets un gros stickbait coulant et après quelques lancers c’est la touche. Enfin nous voyons notre première GT du séjour !

 

Olivier avec une belle carangue prise au stickbait coulant

 

Puis c’est Colin qui se fait attaquer son popper home-made par une petite GT.

 

Carangue prise par Colin au popper home-made

 

J’ai moi aussi un popper maison, je le balance le plus loin possible et commence à le ramener en me déplaçant vers ma « place » à l’arrière du bateau. Et là c’est l’attaque, un frigo vient de tomber dans l’eau !!! Gros départ mais mal calé je loupe complètement mon ferrage et le poisson de mes rêves s’en va ! j’enrage car après des centaines de lancer où j’étais près du début à la fin il a fallut qu’elle attaque juste quand j’étais mal placé. On l’a bien vu et tout le monde s’accorde à dire qu’elle faisait au moins 30kg…

La poisse continue car peut après je décroche un beau barra sur une chandelle à côté du bateau. Bon là, avec les hameçons sans ardillons,  je ne pouvais pas faire grand chose…

Nous ne touchons plus rien d’autre et comme le vent s’est bien levé, nous allons nous mettre à l’abri dans une baie pour manger. Nous en profitons pour plonger. Le décor sous-marin est magnifique à Madagascar  et il y a une quantité incroyable de poissons ! Vraiment un régal !

L’après-midi chacun est d’accord pour que nous restions au bord à peigner le récif. On troque les ensemble 80lb contre les 50lb et 30lb qui font un peu figure de jouets à côté !

En peignant au Metal Spot Colin prends rapidement un genre de queen fish (sauteur sabre)

 

Queen fish Pris par Colin au Metal Spot !

 

Suivi d’une carangue bleue au stickbait.

 

Carangue bleue au stickbait pour Colin

 

De mon côté je peigne plus profond avec un petit jerk coulant. Grosse cartouche et violent combat dans les patates. Le bas de ligne ne racle toutefois pas trop et j’arrive à amener une belle carpe rouge.

 

Belle carpe rouge au jerk coulant pour Etienne

 

Charles n’aura pas la même chance et il se fera méchamment casser par ce qui semblait être une jolie GT. C’est le jeu quand on pêche ainsi ! Heureusement, juste après, il a une seconde chance et ça y est sa 1ere GT est au sec.

 

Charles et sa 1ere GT !

 

Colin fait une deuxième bleue. Quelle merveille la couleur de ces carangues !

 

Deuxième carangue bleue pour Colin !

 

Il est l’heure de rentrer. On s’arrête faire quelques dérive dans la passe mais force est de constater que les gros leurres de surface ne font bouger aucun poisson. Je teste avec un stick coulant et prends une belle cartouche. Le combat en 80lb est court mais c’est une nouvelle espèce pour moi !

 

Une nouvelle espèce pour Etienne!

 

Retour au camp et repos bien mérité, cette nuit la carangue de mes rêves me nargue et le film de son attaque passe en boucle dans ma tête. Que la pêche peut être cruelle !

Dimanche, nous repartons sur les même coins qu’hier, histoire que je prenne ma revanche sur ma grosse GT.
Toute la matinée nous poppons sans avoir la moindre touche ! Quelques dérives aux jigs permettent à Charles de prendre son 1er job rose. Colin fait un poulet et moi au slow je fais un rainbow et mon 1er poulet.

 

Rainbow au slow jig Funa pour Etienne

Poisson poulet au slow jig Funa pour Etienne

 

Devant le manque d’activité aux gros leurres nous pêchons de nouveau le récif en 50lb après la pause casse-croûte.

 

Nous pêchons de nouveau le récif en 50lb

 

Colin veut tester la nouvelle taille 125mm du 3DB Pencil. Il n’a pas une armature traversante mais on verra bien… A peine quelques lancers et une énorme carpe rouge monte taper 2 fois dans le stick ! A la deuxième attaque Colin n’a pas vraiment raté son ferrage mais plutôt enlevé le leurre de la bouche de la carpe. Un poisson dans les 8 kg pris sur 3/4m de fonds, il est illusoire d’espérer le sortir en 50lb…

Peu après, nouvelle attaque manquée pour lui. Ca a claqué fort ! Quelques lancers dans la zone et là, c’est pendu !  Tout le monde a été surpris car on ne s’attendait pas un aussi joli poisson. Heureusement les carangues sondent souvent derrière le tombant, Colin serre les fesses et (un peu) le frein – et ça passe !

 

Colin serre les fesses et (un peu) le frein - et ça passe !

 

Tout a tenu et la jolie GT arrive au bateau !

 

Jolie GT prise au 3DB Pencil par Colin !

 

Nous sommes régulièrement suivi par des sauteurs sabres. De temps en temps, en jetant vite un petit Jidai ou un Metal Spot nous arrivons à en piquer. Le combat est sympa en light !

 

Sauteur sabre au Metal Spot

 

Après 3/4 ratés, j’arrive enfin à faire une bleue.  Superbe vision quand plusieurs spécimens surgissent dans le bleu et se battent pour le popper !

 

Carangue bleue au popper pour Etienne !

 

Olivier fera une petite GT. Charles sort une bleue mais en rate pas mal. Ca commence à venir mais il ferre trop tôt ou alors pas assez fort.  Il se fera casser son popper fétiche à Madagascar : le 3D Popper en 120mm. Dure journée encore ! Le lancer lourd ne paye pas et le rêve de la grosse GT s’éloigne un peu. Heureusement les succulents repas accompagnés d’un bon rhum n’ont pas de mal à nous remonter le moral et nous font passer de bonnes nuits !

 

Les succulents repas accompagnés d'un bon rhum nous font passer de bonnes nuits !

 

Nouveau réveil matinal : on commence à prendre le rythme ! Il ne fait pas beau et comme la pêche vers le cap ne donne pas grand chose nous décidons d’axer la journée sur la recherche de chasses. Un peu de pêche light autour des îles nous permet de prendre quelques poissons divers.

 

La diversité des poissons à Madagascar est impressionnante !

La diversité des poissons à Madagascar est impressionnante !

La diversité des poissons à Madagascar est impressionnante !

 

Au milieu d’une chasse de bonites, beau coup de ligne de Charles avec une bleue qui lui en a fait voir sur la canne 20/60gr ! Quand on jette un petit Metal Spot dans les eaux Malgaches on ne sait jamais sur quoi on va tomber !

 

Carangue bleue au Metal Spot pour Charles !

 

Nous prenons quelques bonites pour s’en servir d’appâts et partons au large. Pas la moindre trace d’activité ! Nous faisons donc quelques dérives au jig et en calant des cannes avec des bonites entières. Elles ne font pas long feu ! Mais soit nous les remontons coupées, soit c’est le bas de ligne qui ne résistent pas aux dents acérées des poissons qui sévissent sous le bateau (Requin ? Barra ? Thazard ?)

Nous repartons en quête de chasses. Je mets un jet en traîne et prends un gros départ. Pas la temps d’attraper la canne, le poisson a déjà lâché. Nous faisons une boucle pour repasser au même endroit quand une chasse éclate. Branle-bas de combat et en un éclair tout le monde à sa 50lb en main, prêt à faire feu. Je suis seul à l’arrière, les autres devant sont à portée et commence à lancer sans succès. Dès que j’ai le bouillon devant moi je lance, le popper touche l’eau et il est happé dans la seconde. Pas le temps de faire de photos, une autre chasse s’est déclenchée et mes camarades attendent impatiemment que je sorte ma prise. Départ plein gaz pour rejoindre cette chasse qui est vraiment bien installée. Mais les autres ont beau enchaîner les lancers en se payant même le luxe de changer de leurres, rien à faire elles ne veulent que le 3D Popper ! En effet, je lance un peu plus loin de l’agitation principale et au 2eme pop je suis pendu…

Combat en force pour ne pas perdre de temps mais tout s’arrête aussi vite que cela avait commencé.

Pause déjeuner et nous repartons en commençant à se rapprocher des îles. Rien à signaler à part un carpaccio thazard qui nous régalera le soir. Les grosses cannes lancers sont ressorties et on commence à peigner autours des îles. En ramenant je m’aperçois qu’un calamar le suit. Vite une Pata-Pata est accrochée sur une canne light et un premier calamar viens asperger le pont d’encre noire, au grand dam de David !

 

Calamar malgache à la  Pata-Pata yo-Zuri pour Etienne !

 

Rapidement un deuxième puis un troisième suivent. Tout le monde s’y mets et on s’éclate, – presque tous les lancers nous en prenons un !

 

Calamar malgache à la  Pata-Pata yo-Zuri pour Colin !

 

Nous les conservons dans un seau et arrêtons la pêche histoire de les garder vivants. Nous ne sommes pas sur une zone ou descendre un beau calamar est vraiment intéressant car il y a peu de fond mais David indique une île où le fond plonge rapidement dans les 20m. Nous décidons de tenter le coup et en quelques minutes nous sommes sur place. La mer est d’huile et le coin magnifique. Les autres attaquent aux leurres pendant que  je monte un calamar sur un Fireball Explorer de 100gr. Il y a un peu de vie au sondeur et je monte ou descends mon montage dans la couche d’eau selon les échos aperçu. Après une dizaine de minutes de ce manège toujours rien. Alors que j’étais au niveau d’un bel échos je dis à David:
– « C’est fou, il n’y a rien qui mange les cala ici à Madagascar  ? En Corse il serait déjà mort celui là ! »

J’ouvre le pick up pour laisser redescendre mon vif. Et là énorme départ, la tresse file à tout allure dans mes doigts ! Je galère pour fermer le pick-up et je balance un gros ferrage. C’est lourd, très lourd et ça sonde. Je ne veux pas y croire et pense à un requin mais vu les coups de tête le marin Dak annonce carangue ! Du calme. Tranquille ! Elle nage vers le large et je suis en tresse 90lb. Pas de risque : c’est propre. Après de longue minutes, nous l’apercevons enfin : GT ! Elle est énorme ! Les deux hameçons sont bien piqués donc pas d’inquiétude. Dak prends la tête, moi la queue et nous la montons à bord. Hourra !!!! Enfin ma 1ere GT du séjour, et quel poisson !

 

1ere grosse GT du séjour pour Etienne !

1ere grosse GT du séjour pour Etienne !

 

Après les photos d’usage elle repartira tranquillement continuer à terroriser les calamars. En espérant qu’elle puisse de nouveau faire le bonheur d’un pêcheur. Alors c’est sur : j’aurais préféré la prendre au popper (Dak m’a dit que celle raté au pop le samedi était plus grosse…  ) Mais je suis quand même super content de la façon dont je l’ai prise car on avait potassé le truc après notre séjour de 2018. Personnellement je n’avais jamais entendu parler de pêcheurs qui avaient des turluttes dans leurs bagages pour un séjour dans la baie du courrier à Madagascar ! C’est ça aussi que j’aime à la pêche, l’adaptation. Et quand un plan marche du début à la fin c’est toujours gratifiant.

Mardi il fait beau : peu de vent et belle mer. On en profite et partons voir ce fameux cap d’Ambre. Nous n’étions jamais allé jusqu’au phare. En chemin nous peignons les hot spots mais toujours rien de rien sur les gros leurre. Juste une petite GT qui fera une belle attaque sur mon vieux GT minnow. A croire que les gros coef ne sont pas à leurs goûts!

 

Carangue au GT minnow pour Etienne

 

Après un soucis avec le démarreur du moteur nous immobilisant une petite heure nous reprenons les dérives au jig. Mais cela ne donne rien donc nous faisons demi-tour pour retourner pêcher la côte en light. On mange en route tout en traînant. Un thazard se décroche puis des chasses éclatent un peu partout. Pendant une bonne heure on s’amuse avec les bonites, skipjacks et thonines qui font siffler les freins. À peine mon Pencil Cordell touche l’eau qu’il est attaqué !

 

Bonite au Pencil Cordell pour Etienne

 

Puis on commence les dérives contre le récif. Olivier fait dans la couleur.

 

Superbe poisson pour Olivier !

La robe de ce poisson pris par Olivier est magnifique !

 

Tout le monde s’éclate avec les carangues bleu !

 

Charles avec une belle carangue bleue

 

Et cette fois-ci, c’est moi qui ferai les frais d’un poisson trop puissant!

Mercredi nous repartons voir si les voyageuses sont là. Ce coup-ci c’est bon : les mouettes sont là et ça bouillonne !

 

Tous les 3 en combat !

Triplé de carangues !

Malheureusement, les chasses ne dureront pas

 

Dommage cela ne dure pas et il ne reste plus que de petites bonites. Il fait très beau, pas de vent. Nous en profitons pour faire un peu de jigging. Je prendrais une sacré casse au slow et sors quand même un mérou honorable peut après sur un Funa en 100gr, en même temps que Colin piquait une GT au Jidai 80gr. 

 

Colin avec une gt au Jidai et Etienne avec un mérou pris au Funa

 

Jidai qui arrivera à passer entre les dents d’un thazard que nous inviterons avec joie à l’apéro !

 

Thazard au Jidai pour Colin

 

Nous passons sur de petits jigs et leurres de surface pour prendre quelques bonites et poissons du récif.

 

Carangue bleue au 3D Popper

 

Puis nous finissons la journée à traquer les calamars car Etiennette voulait en cuisiner. On s’éclate car il y en a beaucoup ! Les aori ika ont une quantité d’encre bien supérieure aux calamars blanc de nos côtes mais bizarrement ça ne fait pas la joie de David qui court partout avec un seau pour essayer de garder le pont propre ^^
Retour un peu sale donc – mais c’est pour la bonne cause !

Jeudi 12:

Les pièces pour réparer le moteur suite à la panne de mardi sont arrivées hier. Les gars ont bossé toute la nuit car cela ne s’est pas passé comme prévu. Ils sont encore en train de remonter le moteur quand nous nous levons. Nous disposons donc d’une petite heure avant le départ, on en profite pour faire un petit tour. L’an passé à Madagascar , on avait adoré les Périophthalmes – donc nous partons les embêter.  En chemin on montre à Charles les trous dans lesquels les gros crabes se cachent la journée.

 

Périophthalme

 

Nous croisons pas mal d’oiseaux aux chants plus ou moins mélodieux (si je chope celui à l’horrible cri qui nous réveille le matin !)

 

Pas mal d'oiseaux aux chants plus ou moins mélodieux

 

Puis arrivé à la petite rivière nous faisons peur aux drôles de gobies sauteurs pour les voir traverser sans se mouiller, dingue les distances qu’ils peuvent faire sans couler !

 

Drôles de gobies sauteurs

 

Le temps file et il est déjà temps de partir. Chapeau aux mécanos car ils n’ont pas beaucoup dormi ! Ca a l’air de marcher mais les gars sont inquiets car la manette de commande ne fonctionne pas bien. On verra bien…

Pas de vent prévu aujourd’hui et très gros coef (115). Nous pensons donc qu’il peut y avoir de l’activité dans la passe. On navigue tranquille et nous en profitons pour traîner. Pas de chance : je me fais couper mon poisson-nageur sans même que la canne n’ait bougé !
Arrivé sur place nous jiggons en attendant que la marée descende. Dès la 1ere dérive je prends une casse magistrale au slow par ce qui semblait être un gros mérou. Nous ne toucherons néanmoins rien d’autre. En se déplaçant pour retenter une dérive survient un problème : plus de point mort ni de marche arrière ! Bon du coup, comme on ne peut plus s’arrêter, pas le choix : on va popper !

Vu qu’il n’y a pas de dérive, ça pêche bien. On avance doucement le long du récif en lançant amont histoire qu’on ne se croise pas les uns les autres. Une bonne demi-heure passe sans activité et puis d’un coup la mer explose sur le popper de Charles ! Première attaque en 80lb pour lui. Nous lui réglons le frein autour des 8kg mais il est tout de même un peu surpris et déstabilisé. La carangue est bien prise et notre ami souffre un peu pour l’amener au bateau.

 

La mer explose sur le popper de Charles !

 

Pas un monstre. Mais après 5 jours à lancer et à animer un gros popper, ça fait plaisir d’être récompensé. Et puis c’est sa plus grosse !

 

Belle carangue au popper pour Charles !

 

Le combat a laissé des traces et il se repose un peu…  Du coup je prends sa canne, resserre un peu le frein et essaye de voir si c’est son leurre plus petit que les autres poppers utilisés qui fait la différence. Quelques lancers contre la côte puis, voyant des remous, je balance à l’avant du bateau. À peine le temps de tendre la bannière que l’eau explose ! Vraiment superbes les attaques sur cette mer d’huile.

 

Gros combat pour Etienne !

 

C’est un poisson correct qui vient prendre la pause. 

 

Belle carangue pour Etienne !

 

Colin s’acharne avec ses gros pops mais les carangues veulent du petit. Mon Bull pop 200 fait quand même réagir un barra métré qui sera décroché dans l’eau pour ne pas prendre de risques.

 

Barracuda pris au Bull Pop 200 par Etienne

 

La marée semble ne plus rendre les carangues actives car nous prendrons quelques suivis mais pas d’autres attaques. Nous changeons de zone et en profitons pour manger tout en mettant 2 lignes de traînes. Celle de Colin avec un Crystal minnow part mais le joli poisson parvient à aller casser dans le récif.

On reprend les ensembles 50lb qui paraissent bien léger et c’est partie pour peigner la côte. Charles ouvre le bal avec une belle bleue avec son 3D Popper fétiche.

 

Carangue bleue au 3D Popper pour Charles

 

Olivier suit avec un joli poulet.

 

Olivier suit avec un joli poulet

 

Puis c’est au tour de mon 3D Popper de prendre 1 petite GT et 2 carangues bleues.

 

Carangue bleue au 3D Popper pour Etienne

 

Dommage : mon leurre finira sa vie dans le récif emporté par une jolie carangue peu après. 
Colin et Charles prendront chacun une GT presque en même temps. Déjà à cette taille-là, elles ont la niaque – et en 50lb le combat n’est jamais gagné ! 

 

Colin en combat avec une GT

 

Mais malgré leurs finesse les tresses Superbraid 8x en 50lb tiennent bon et les GTs prennent la pose.

 

Charles avec une GT

Colin avec une carangue

 

L’orage gronde et une nouvelle fois nous aurons droit à des trombes d’eau le soir. Finalement le fait d’avancer en continu nous a permis de battre du terrain et ce fut une bonne journée. Puis avec tout ça on a bien rigolé !

Vendredi 13 : apparemment ça nous porte chance car nous tombons sur des chasses avant même de sortir de la baie !

 

Quelques détections! lol

 

Surtout des petites voyageuses un peu difficiles à faire mordre en surface. Mais en jiggant des Jidai 60/80gr nous en faisons plusieurs chacun. Je monte un Funa 80gr pour faire un peu de slow sous les bancs et je finis par toucher quelque chose de plus gros. Bien sympa le combat sur cet ensemble léger !

 

Sympa le combat sur cet ensemble léger !

Belle carangue au Funa pour Etienne

 

Les chasses se calment et nous nous éloignons pour jigger plus profond. La chance me sourit encore au slow avec un job rose. 

 

Beau job rose au Funa pour Etienne

 

Puis, toujours avec le même leurre, une autre GT.

 

Belle GT au Funa pour Etienne

 

La marée commence à être bonne pour pêcher vers la passe donc nous partons pour quelques dérives au lancer lourd. Décidément c’est mon jour car c’est mon popper fait maison (« Cider pop ») qui sera le premier à se faire violemment attaquer par une jolie carpe.

 

Carpe rouge au popper fait maison "Cider pop" par Etienne

 

Rien d’autre à signaler sur les gros leurres. Donc Colin remonte son 3DB pencil 125 mm sur sa canne 50lb. Les petits leurres sont décidément prenants car c’est encore une jolie GT qui attaque le petit stick. On s’attend à tout moment à ce que l’armature lâche mais non!  L’hameçon est un peu tordu mais la carangue finit au bateau. 

 

Colin avec une belle GT prise au 3DB pencil 125 mm

 

Je passe moi aussi au stickbait et sors une petite bleue.

 

Etienne avec une bleue prise au 3DB pencil 125 mm

 

Je demande à David si c’est possible de passer la pause casse-croûte ancré sur un beau site pour plonger. Pas de problème, nous sommes proche de l’un des sites qu’il préfère, en plus il y a souvent des napoléons me dit-il ! A peine ancré, je suis déjà à l’eau. Le tombant est superbe et plonge rapidement. Je tente quelques agachons dans 6/10m de fond et à chaque fois c’est un mur de poissons de toutes les couleurs qui vient me tourner autour.

 

Un mur de poissons de toutes les couleurs vient tourner autour d'Etienne !

Un mur de poissons de toutes les couleurs vient tourner autour d'Etienne !

Un mur de poissons de toutes les couleurs vient tourner autour d'Etienne !

 

Soudain, lors d’une apnée au bas du tombant, d’énormes masses s’approchent. Napoléons ! Quel magnifique spectacle. Le plus gros fait bien la taille d’une armoire !

 

Gros napoléons vus en plongée

 

Je les verrais plusieurs fois mais ils sont méfiants et ne s’approchent pas trop. En levant la tête pour raconter aux autres ce qui nage sous leurs pieds, je m’aperçois que Colin avec sa canne pliée en a déjà une petite idée !

 

Colin est déjà en combat!

 

Je continue ma plongée et réalise un second « rêve » que j’avais : nager avec une tortue ! J’en accompagnerais même 2.

 

Nager avec une tortue : le rêve d'Etienne !

 

Bon,  ce n’est pas tout ça mais il commence à faire faim et les autres s’impatientent !

Nous décidons de poursuivre la pêche le long du récif et à peine avons-nous levé l’ancre que le 3DB pencil de Colin prend encore une superbe attaque. Heureusement le fond plonge vite et le combat se poursuit en pleine eau.

 

Colin prend encore une superbe attaque

Une autre carangue au 3DB pencil pour Colin

 

Peu après il en décroche une du même calibre juste au bateau. Pour nos deux compagnons c’est malheureusement plus calme. Des ratés et des casses mais rien au sec ! Olivier se fera gober ce qui semblait être une petite carangue par un énorme mérou. C’est la loi de la jungle là-dessous !

Nous faisons monter quelques carpes en surface mais elles n’attaquent pas ou manquent les leurres. J’essaie avec un petit jerk coulant et après quelques lancer je prends une cartouche mémorable. Combat en force au milieu du récif, le bas de ligne en fluoro Big catch 50lb tient le coup et c’est encore une jolie carpe pour moi.

 

Jolie carpe prise au petit jerk coulant par Etienne

 

Puis Olivier débloque enfin son compteur GT.

 

Olivier débloque enfin son compteur GT

 

Quelques bricoles au jig et il est l’heure de rentrer. Un bon vendredi 13 pour Coco et moi.

Samedi et dimanche nous ne pourrons pas sortir en raison du fort vent accompagné de violentes averses. On en profite pour se reposer, – déjà 10 jours qu’on est là quand même ! Puis finalement y a de quoi s’occuper entre le montage d’assists et l’entretien des moulinets !

 

entretien des moulinets !

 

Cela a aussi été l’occasion pour Coco et moi d’apprendre la belote…

Comme le moteur n’est pas réparé correctement et que les pièces ne sont pas encore arrivées, David a fait appel à son ami Seb qui est arrivé vendredi soir avec son bateau pour la suite de notre séjour

Du coup on profite du mauvais temps pour faire connaissance et évidemment parler pêche !

 

on profite du mauvais temps pour faire connaissance

 

Nous prenons aussi des nouvelles de France. Le corona virus se propage vitesse grand V et il commence à être question de fermeture d’aéroport…

Lundi: ça y est il fait grand beau et nous embarquons sur le spacieux bateau de Seb. Comme nous l’espérions le coup de mauvais temps à réveillé les poissons et nous passerons une excellente journée autour de la passe. Colin attaque fort avec une jolie carpe prise avec un vieux Surface Cruiser. 

 

Jolie carpe prise avec un vieux Surface Cruiser par Colin

 

A peine 5min après, il fait un doublé avec Charles. 

 

doublé avec Charles

 

Les petits leurres ont toujours la côte puisque le même leurre est attaqué par une GT peu coopérative. Il monte le frein comme il peut sur sa 50lb et commence à pomper mais là on entend un gros craquement ! Il mouline mais il n’y a plus que la manivelle qui tourne !  Je vous raconte pas le fou rire sur le bateau pendant que Colin ramenait son poisson en tournant le rotor à la main !

 

Une GT peu coopérative pour Colin !

 

C’est d’autant plus comique quand on sait qu’il a démonté ce moulinet hier…  Mais notre Mac Gyver résoudra ce problème de vis de roue de commande fatiguée en enlevant la roue denté servant à l’anti-retour mécanique de sécurité.

De mon côté je reste à traquer la grosse bête en 80lb mais je passe sur un popper plus petit fabriqué par un ami. Un jobfish et une bleue ratés dès les premiers lancers me confortent dans mon choix. J’anime doucement le leurre car il est léger et alors que je ne faisais plus trop attention en arrivant au bateau je prends une attaque monumentale qui me fait partir en avant ! La carangue a pris en partant vers le large, avec environ 6m de tresse dehors et un frein à 12kg ça réveille ! Pas un monstre mais une jolie +15kg

 

Carangue prise par Etienne avec un popper fabriqué par un ami

 

Nous tombons sur une zone très active ou avec de petits leurres on touchons rainbows, divers carangues, barra,  etc. Je devient fou car je manque une dizaine d’attaques, – décrochés ou pas piqués ! Quelques coupes aussi mais Charles parviendra quand même à sortir le carpaccio du soir.

 

carpaccio du soir

 

Le 3DR Prop de Colin énerve bien les poissons et il prend un paquet d’attaques avec !

 

Le 3DR Prop a enregistré un paquet d'attaques!

Carangue bleue au 3DR Prop!

 

Avec le popper du copain je prends deux carangues que l’on n’avait pas encore vues : des gros yeux. 

 

Carangue gros yeux pour Etienne

 

Pour le coup du soir nous partons sur une zone où sont régulièrement pris de gros poissons. Le popper du copain ne me quitte plus et dès les premiers lancer je prends une GT.

 

Carangue au popper pour Etienne

 

Juste après c’est un thon jaune qui m’attaque quasiment contre la coque du bateau. Le premier que l’on touche mais dommage : il se décroche. Avec Charles on commence à chambrer l’avant du bateau car « c’est à l’arrière, qu’on ferre, qu’on ferre, c’est à l’arrière, qu’on ferre le plus fort ! » Et comme pour nous donner raison une GT charge le popper de Charles.

 

Carangue prise au popper par Charles

 

Ça repart de plus belle quand une jolie bleue vient encore prendre la pause à l’arrière. 

 

Une autre "bleue" pour Etienne !

 

Mais la persévérance d’Olivier a pêcher avec un gros pop finit par payer et le dernier poisson de la journée sera le plus gros. 

 

Belle carangue au gros popper pour Olivier !

 
 
Super journée : avec une quarantaine de poissons très variés, on s’est vraiment régalé !
 
Mardi : météo correcte annoncée. Averses le matin mais beau ensuite. Pas de vent pour la journée. On commence en light à la côte mais pas grand chose. La marée n’est pas top et du coup Seb nous propose de partir jigger sur des coins qu’il connait au Cap. Nous prendrons de monumentales averses pendant le trajet mais heureusement David à pris de quoi protéger tous le monde car nos coupe-vents ne sont pas suffisants.
 
 

monumentales averses pendant le trajet

 

On commence à jigger sous la pluie mais rapidement le soleil sort et on se réchauffe.

 

On commence à jigger

 

Charles se fait prendre en pleine eau, gros rush mais le BDL se fait couper. Nouvelle dérive et c’est Olivier qui touche un beau poisson. Un petit combat et il met son premier TDC (Thon à Dents de Chien) au sec.

 

Premier thon à dents de chien pour Olivier

 

Il y a du monde en dessous et on ne sait jamais trop ce que l’on va remonter.

 

Il y a du monde en dessous et on ne sait jamais trop ce que l'on va remonter.

Joli doublé !

 

Je persiste au slow et après plusieurs touches manquées je prends un arrêt sec. Gros ferrage et tanqué ! Bizarre quand même car il me semblait bien que c’était une touche. Je commence à tirer et secouer la canne pour décrocher quand je sens que ça bouge à l’autre bout ! Franchement je ne sais pas ce que j’ai tapé mais s’était incroyablement puissant !!! Le poisson part vite, sans aucun mouvement ou coups de tête, je m’agenouille en serrant le frein à fond et mettant la canne dans l’axe car elle ne peut pas supporter une telle pression. A priori ça n’embête pas l’autobus à l’autre bout qui continu de vider le moulinet comme si de rien n’était ! Je me crame le pouce pour bloquer la bobine et finalement ça pète et je remonte un 60lbs tout rappé. Énorme mérou ? Requin ? On ne saura jamais. Toujours est-il que j’en ai touché des poissons costauds dans ma vie, mais franchement j’ai rarement senti autant de nonchalance et de puissance en même temps !

Comme les TDCs on l’air actifs, on se déplace pour une autre zone où ils sont parfois bien présents. Sous une belle boule de mange au sondeur nous taperons plusieurs poissons mais presque tous se feront bouffer.

 

Un des seuls poissons à ne pas avoir été mangé

Fin de combat pour Colin

 

La dérive nous porte sur presque 150m de fond. Nous remontons en animant à fond et Olivier prends une mega cartouche. Long rush et ça coupe ! Re-belote la dérive suivante mais cette fois c’est moi qui me fait couper. Incroyable la violence de la touche ! Dommage : c’étaient de gros poissons ! Wahoo, thazard, requin, TDC ? Là aussi la mer gardera le mystère pour elle…

Quelques poissons colorés à la pause en animant un Jidai 80gr au dessus du récif.

 

La diversité des prises au jidai est impressionnante !

Cotes de Madagascar

La diversité des prises au jidai est impressionnante !

 

Mercredi 18 mars:  Nous avons reçu un mail d’Air Madagascar. Suite au covid-19, le pays ferme ses frontières et du coup l’aéroport d’Antananarivo à Madagascar sera fermé à partir du 19 mars. Notre vol prévu le 22 a été déplacé mais il nous faut donc rentrer plus tôt que prévu
C’est donc malheureusement notre dernière sortie à Madagascar . Nous ne pêcherons que 5h environ car nous avons prévu de partir le soir pour dormir à Diego, – notre vol étant le lendemain matin. Peu de temps dispo à Madagascar, – donc on part pour les zones à chasses les plus proches. De loin on aperçoit déjà beaucoup de mouettes, c’est bon signe ! Sur les premières chasses on balance tous plusieurs fois mais pas moyen de faire mordre la moindre de ces carangues qui viennent nous narguer à côté du bateau !
Colin essaye un peu de faire de bruit avec un 3DR Prop et c’est un petit thon jaune qui attaque violemment ! Combat sportif en 30lb !

 

Thon jaune au 3DR Prop pour Colin

 

Les oiseaux tournent et finalement, c’est contre les îles que l’on va voir les plus belles chasses. Les poissons giclent de partout et comme souvent dans ces cas là, c’est un peu le bazar à bord ! Entre ceux qui combattent et ceux qui veulent être pendu c’est le jeu des chaises musicales !

Les voyageuses sont de bonne taille et font bien plier les 50lb. De temps en temps c’est une petite GT qui attaque. Tout le monde s’amuse bien.

 

Durant les chasses, les poissons s'enchainent

 

Puis ça se calme et nous partons au large pour jigger dans plus d’eau.

 

Etienne en combat

 

Le Jidai en 80gr fonctionne toujours bien, en particulier le coloris dos vert.

 

Carangue au jidai pour Etienne

 

Encore une belle prise au jidai pour Etienne !

 

C’est sur ce dernier poisson que la pêche se termine à Madagascar , il est temps de rentrer car nous avons tous les bagages à faire et quelques heures de route avant d’enfin prendre une bonne douche chaude à l’hôtel.

Un peu de stress pour le retour mais tout se passera bien, hommes et bagages arriveront de Madagascar tous à l’heure à Marseille dans un aéroport désert. Radical le changement d’ambiance !

Que retenir de ce voyage à Madagascar ? Déjà que nous avons pu partir et revenir (j’imagine la déception de ceux qui devaient arriver après nous…). Autre point des plus important, personne n’a été malade ou ne s’est blessé. Nous avons pu pêcher presque tous les jours. La météo à Madagascar nous a juste bloquée 2 jours et empêchée de faire notre bivouac. Mais les sorties se sont passées dans une mer relativement calme. Les grosses cannes n’ont pas beaucoup pliées. Dommage : nous perdons beaucoup de gros poissons. Manque de chance, parfois d’expérience. Du poisson, nous en avons quand même vu beaucoup à Madagascar , – dans nos bras ou dans l’eau. Charles avait beau avoir été prévenu : les sauts des tazards c’est toujours impressionnant ! Le requin qui chassait dans une boule de fourrage ça nous a aussi marqué. Il était gros ! Et les 2 GTs qui le suivaient aussi !

Le personnel à Madagascar a toujours été aux petits soins pour nous. Le camp fait vivre du monde et participe au développement local. C’est peut être pour me donner bonne conscience mais j’aime à penser que ma venue permet à certaines famille d’améliorer leurs conditions de vie. Nous avons d’ailleurs laissé des vêtements, médicaments, lunettes de soleil, etc…

 
Les aux-revoirs sont toujours tristes, encore plus dans un contexte de pandémie mondiale. Mais comme je l’ai dit, ce sont des aux-revoirs, car nous reviendrons à Madagascar , – ne serait-ce que pour la cuisine d’Étiennette !